À Brest, les algues vertes ne se contentent pas de pourrir les plages : elles colonisent aussi les fonds marins, en silence, jusqu’à former parfois « jusqu’à 2 mètres d’épaisseur ».
Et là-dessous, c’est l’asphyxie. Éponges, oursins, coquillages, jeunes poissons : les espèces les plus fragiles décrochent d’abord, remplacées par des organismes capables de survivre au manque d’oxygène.
L’invisibilité du phénomène est un piège : en rade, sans houle, rien ne remonte à la surface, donc tout a l’air normal. Mais non. La cause est connue et massive : l’excès d’azote issu de l’agriculture industrielle, via engrais et lisier, lessivés vers les rivières puis la mer.
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