Présentée comme une révolution, la carte biométrique traîne un passé discret et des limites réelles. Entre avancée technique et raccourcis marketing, il y a un sacré fossé.
Au doigt et à l’œil.
Une « révolution » ? … cette technologie existe depuis 2021 et certaines offres ont même déjà été arrêtées. Techniquement, il y a du positif : l’empreinte reste physiquement dans la carte, sans possibilité de fuite externe (mais certains doutes persistent). Côté sécurité, ça corrige un vrai problème : les PIN faibles (1234 représente 10,7% des cas).
Là où le storytelling dérape, c’est que le code PIN ne disparaîtra pas, il reste en système de secours, donc toujours exploitable. Selon Korben, ne pas croire les articles alarmistes du genre « le code à quatre chiffres c’est bientôt fini ».
Et la biométrie traîne des casseroles : vulnérable aux copies, impossible à changer, utilisable sous contrainte physique. Sans oublier un enrôlement flou et un coût supplémentaire éventuel.
Ajout LMOUS : la biométrie étant largement répandue (empreinte sur téléphone, photos de visages, etc.), il y a fort à parier que les bases de données reconstituées par assemblage de données piratées faciliteront d’autant les usages frauduleux. C’est ballot, car ces fraudes sont maintenant tombées au plus bas.
Et, question bête : sans code PIN de secours, comment prêter sa carte ?
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