« Moins de paysans c’est plus de malades »  - Agriculture Cancer Environnement Pesticides Santé Santé publique
| 14/01/2026

« Moins de paysans c’est plus de malades »

Image d’illustration © Cancer Colère

Les cancers explosent. Les paysans disparaissent. Hasard ? Non : même système, mêmes responsables, mêmes victimes.

Les malades du cancer et des paysans se battent contre les mêmes ennemis : les industriels de l’agro-business et leurs tonnes de pesticides. Pour Fleur Breteau (Cancer Colère), le lien est limpide : « moins de paysans, c’est plus de malades », parce que le productivisme détruit à la fois la santé, la terre et ceux qui la travaillent.

Les paysans sont coincés dans un système violent : endettés, dépendants des coopératives, poussés à utiliser toujours plus de chimie, sans contrôle sur leurs prix ni sur leur avenir. Pendant ce temps, les cancers explosent (ils ont doublé depuis 1990, y compris chez les jeunes), et les scientifiques pointent clairement des causes environnementales.

Le scandale, c’est que l’État et l’UE lâchent les freins (OGM, Mercosur, pesticides) en laissant les lobbies écrire les lois, au mépris total de la santé publique. Conclusion : pour survivre, il faut unir paysans, malades et citoyens, sortir des pesticides, soutenir l’agroécologie et reprendre le pouvoir sur ce qu’on mange — parce que personne ne veut tomber malade pour sauver une filière.

Lire aussi : « Étude MNHN : moins de pesticides, plus d’oiseaux »

En complément, cette vidéo d’il y a trois mois, de Frustr’mag, aussi.