Pour Aykut et Dahan, le climat n’est plus un simple dossier techno à régler avec trois panneaux solaires et un marché carbone bien peigné. On a changé d’époque : la « transition » sage et graduelle ne colle plus à la situation réelle.
Il faut parler de mutation climatique : un bazar profond où s’entremêlent réchauffement, biodiversité, inégalités, guerres, désinformation, populismes et crise démocratique.
Leur cible ? Les deux récits paresseux du moment : soit « la transition est déjà en marche, laissez faire la techno », soit « c’est impossible, donc autant ne rien faire ». Dans les deux cas, on dépolitise.
Les auteurs plaident au contraire pour une politique de l’atterrissage : construire des coalitions, saisir les moments de bascule, lier climat, travail, logement, santé, souveraineté, et faire payer d’abord les privilèges carbonés des plus riches.
« Il n’y a plus de futurs « non-radicaux » ».
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