Les plantes ne se contentent pas de pousser. Elles communiquent, échangent du code génétique avec les microbes du sol et orientent leur comportement. Un dialogue minuscule… aux effets gigantesques.
Les plantes, comme les humains, ne vivent pas seules : avec leur microbiote, elles forment un « holobionte », un vrai méta‑organisme qui fonctionne et évolue en équipe.
Entre la plante et ses microbes, ça discute dur via un nouveau langage biologique basé sur l’échange de microARN, de minuscules bouts de code génétique capables de piloter croissance, immunité et résistance au stress (un domaine couronné par le Nobel de médecine 2024).
Cas parlant : les racines envoient des microARN pour orienter leur microbiote, un peu comme un système digestif, afin d’améliorer l’accès aux nutriments clés comme les nitrates.
Quand ce dialogue se dérègle (stress, pathogènes), le microbiote part en vrille : c’est la dysbiose, et la plante morfle.
L’idée forte pour l’agriculture de demain : utiliser des microARN « naturels » pour aider les plantes à mieux se nourrir, se défendre et réduire engrais et pesticides, sans OGM et avec moins d’impact sur l’environnement.
Lire aussi : « L’homme, ce gros tas de microbes » (rien à voir mais intéressant ^^)