L’ONU vient de frapper un grand coup : le 25 mars, son Assemblée générale a adopté une résolution qualifiant la traite transatlantique des esclaves africains de « crime le plus grave contre l’humanité ».
123 pays ont voté pour, portés par le Ghana et son président John Dramani Mahama, qui parle de moment « historique » et réclame « vérité » et « justice réparatrice ». Au menu : excuses formelles des États, compensations pour les descendants des victimes, politiques antiracistes renforcées.
Mais le texte est non contraignant. Et les absences parlent fort : les États-Unis ont voté contre, jugeant ça « hautement problématique », l’Europe et le Royaume-Uni se sont prudemment abstenus, agitant le spectre d’une « mise en concurrence » des tragédies.
Le Ghana, lui, ne lâche rien : « aucune autre atrocité n’a été aussi systémique, aussi longue, avec des conséquences persistantes ». Antonio Guterres enfonce le clou en dénonçant un « ordre mondial pervers ».
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