Des sols agricoles aux analyses sanguines, les PFAS ont laissé leur empreinte partout. Dans 17 communes, l’eau potable est touchée, une ferme a fermé, et les autorités demandent aux habitants de « rester discrets ».
Dans les Ardennes et la Meuse, des analyses exclusives menées en partenariat avec un laboratoire québécois révèlent une contamination massive aux PFAS – ces « polluants éternels » – dans les sols agricoles, les eaux et jusqu’au sang des habitants.
La ferme Le Jardin d’Ardennes a été contrainte de cesser toute production après la découverte de concentrations record de PFOA. L’eau potable de 17 communes est touchée, certains poissons présentent des niveaux dépassant les normes sanitaires, et des analyses sanguines montrent des taux largement supérieurs aux seuils européens de référence.
Malgré une alerte officielle, l’État demeure opaque : aucune étude épidémiologique locale n’a été engagée, et la préfecture aurait demandé aux victimes de « rester discrètes ». En toile de fond, une pollution aux conséquences durables, issue de boues provenant d’une ancienne papeterie finlandaise qui utilisait des PFAS — un héritage toxique dont la dépollution s’annonce quasi impossible.
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