Plan RSA brutal dans le Finistère : des paysan·nes préfèrent renoncer que sombrer  - Affaire Agriculture Conditions de travail Dépression Finistère Fromage Justice Pauvreté Précarité Psychologie RSA Santé Santé mentale Témoignage Travail
| 01/04/2026

Plan RSA brutal dans le Finistère : des paysan·nes préfèrent renoncer que sombrer

Image d’illustration © Tiphaine Guéret / Basta! | Basta!

Un « plan RSA » brutal et controversé. Le président du conseil départemental du Finistère est cité à comparaître « harcèlement moral institutionnel ». Une allocataire témoigne.

L’aide sociale fatale.

Gaëlle, paysanne, raconte ses contrôles RSA. D’abord quatre mois de relevés bancaires, puis des demandes hallucinantes : justifier un virement de 200 euros noté « Bon anniversaire » pour son fils, fournir des attestations familiales, des preuves bancaires quasi impossibles à obtenir.

À force, elle dit s’être sentie « mise à nue ». Derrière le « plan RSA » vanté pour avoir fait baisser le nombre d’allocataires (tu m’étonnes !), plusieurs témoignages décrivent leur réalité : contrôles tatillons, suspensions, radiations, fatigue et renoncements.

Gaëlle, travailleuse pauvre qui élève des chèvres et vend ses fromages, finit par lâcher l’affaire pour sauver sa santé mentale. Perdre 250 euros par mois plutôt que sombrer.

Un droit social… qui use et humilie. Tout ce qu’il y a de plus logique.

Le 3 mars, la CGT et six allocataires ont cité le président du conseil départemental Maël de Calan et un directeur du département pour « harcèlement moral institutionnel ». Le 30 mars au tribunal de Brest.

Vidéo d’explication de Splann !

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