Raphaël Glucksmann coche toutes les cases du progressiste rassurant. Européen, médiatique, cultivé, impeccable sur la forme. Mais dès qu’on gratte, le tableau se complique sérieusement.
Publié le 30 janvier 2024 sur LVSL, l’article de David Fontano est toujours d’actualité. Enrichi par d’autres plus récents : voir la vidéo de LeMedia ci-dessous et ce « Neuf listes, huit défaites : le vrai bilan de Glucksmann au second tour des municipales » de Politis. Mais euh…
Et donc… LVSL dresse un portrait sympatoche de Raphaël Glucksmann (j’ai vérifié 10 fois l’orthographe !!!), présenté comme la nouvelle coqueluche d’un centre-gauche bourgeois, urbain, diplômé et très europhile. L’article remonte sa trajectoire : fils d’André Glucksmann, passage par Henri-IV, Sciences Po, proximité assumée avec BHL, puis conseils au président géorgien Mikheil Saakachvili, dont les réformes ultralibérales – suppression du salaire minimum, licenciements massifs, fiscalité allégée – sont à l’opposé de son image médiatique actuelle de progressiste social. Bizarre.
Une ligne morale à géométrie variable : intransigeant contre la Russie ou la Chine, beaucoup plus discret sur le Qatar, Israël ou les ingérences occidentales. Bref, derrière le vernis humaniste et médiatique, l’article bien travaillé voit surtout un produit très calibré de la bourgeoisie de gauche, plus à l’aise dans les rédactions et sur les réseaux que dans les luttes sociales.
Une autre de Sébastien Fontenelle sur Blast 👇
Allez… une autre vidéo (la plus rigoureusement scientifique, relue et validée par des (con)pairs), deCuveÀPisse man (aka Pierre-Emmanuel Barré, que nous appellerons désormais CÀPman sur ce site) pour La dernière sur Nova 👇
Une autre de Glupatate 👇
Une autre autre de Glupatate 👇
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