Sleeping Giants : frapper la haine là où ça fait mal, au portefeuille  - Extrême-droite Haine en ligne Médias Publicité Réseaux sociaux Sleeping Giants
| 13/02/2026

Sleeping Giants : frapper la haine là où ça fait mal, au portefeuille

Image d’illustration © Sleeping Giants|Sleeping Giants

Ils ne censurent pas. Ils signalent. Et ça suffit à faire bouger. Sleeping Giants interpelle publiquement les marques dont les pubs financent, parfois malgré elles, des sites de haine. Résultat : des milliers d’annonceurs ont déjà coupé le robinet.

La haine a un prix. Sleeping Giants imprime la note.

Né aux États-Unis en 2016 après l’élection de Trump, Sleeping Giants traque la haine en ligne en tapant au portefeuille : prévenir les marques quand leurs pubs atterrissent, souvent sans le savoir, sur des sites d’extrême droite.

En France depuis 2017, le collectif, anonyme et horizontal, revendique 60 000 abonnés et plus de 2 000 annonceurs ayant publiquement exclu des sites problématiques. Leur arme ? Un tweet public : « Votre pub s’est affichée sur tel média… Ça vous va ? ».

Pas de censure, disent-ils, mais un droit de regard citoyen sur l’argent investi. Parmi leurs faits d’armes : couper les vivres à Boulevard Voltaire, faire retirer des pubs autour d’Éric Zemmour, ou pousser Leroy Merlin à quitter Frontières.

Objectif affiché : devenir inutiles le jour où la haine ne paiera plus.

Voir aussi : sites.google.com/view/slpng-giants-fr, facebook, bluesky, X.