Pendant des années, la destruction des espèces classées « nuisibles » a été présentée comme une évidence. Une étude montre aujourd’hui qu’elle coûte cher, fonctionne mal, et repose sur une logique à revoir de fond en comble.
Flinguer d’abord, réfléchir ensuite.
On flingue, on piège, on déterre… pour rien, ou presque. L’étude citée démonte la vieille logique des animaux dits « nuisibles » : sur sept ans de données officielles, la destruction d’environ 1,7 million de renards, fouines, martes et corvidés ne montre aucun effet clair sur les dégâts déclarés. Pire : arrêter ces mises à mort n’augmente pas les dommages.
Et l’addition : entre 103 et 123 millions d’euros pour le « contrôle », contre seulement 8 à 23 millions de dégâts imputés à ces espèces. Autrement dit, on paie très cher une politique inefficace, écologiquement bancale et éthiquement douteuse.
Les chercheurs rappellent aussi que ces bêtes rendent des services utiles : les petits carnivores limitent les rongeurs, les corvidés dispersent des graines. Le message est limpide : au lieu de tirer à l’aveugle, mieux vaut prévenir les dégâts et développer des alternatives non létales. Bref, une régulation qui rate sa cible.
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