aliments fourrés nanoparticules effets santé encore inconnus nanotechnologies alimentation nanoaliments Des nanoparticules dans nos assiettes nanoparticules nanotechnologies alimentation nanoaliments dans assiettes 5133

Du Ketchup au dioxyde de silicium, des chocolats au dioxyde de titane... Sans tambour ni trompette, les nanoparticules déboulent dans nos assiettes. Ces composants possèdent pourtant un très haut potentiel toxique, dont on ne sait strictement rien. Bon appétit.

Nanoparticules

Huit secondes pour vous dire que la barre nanométrique... c'est de la dynamite !

Les nanoparticules sont promises à un grand avenir. Tous les quatre matins, des reportages fulgurants de nos meilleurs jités nationaux illustrent les merveilles technologiques promises par ces nouveaux composants. Façon science-fiction : santé, électronique, chimie, tout y passe. La fascination gagne. Mais pourquoi chercher si loin ? Quand ces nanotechnologies sont déjà présentes... dans nos assiettes ! Des colorants, des arômes ou des vitamines sont enfermées dans des nanocapsules que l'on mélange à des boissons pour en modifier la couleur ou le goût. Certaines variétés de ketchup sont épaissies par du dioxyde de silicium. Des vinaigrettes sont blanchies au dioxyde de titane, qui sert aussi à éviter le "blanchiment gras" des confiseries chocolatées. Les silicates d'aluminium empêchent l'agglutination des aliments en poudre. Les emballages, aussi, renferment toutes sortes de nanoparticules révolutionnaires.

20 milliards de dollars

Aujourd'hui, le nombre de produits en vente libre contenant des nanoparticules est impossible à connaître. Les producteurs communiquent très peu sur le sujet et rien ne les y oblige. Plusieurs études indépendantes s'y sont toutefois risquées et le cabinet de consultants Helmut Kaiser estime que plus de 300 nanoaliments sont déjà présents sur le marché. Le chiffre d'affaire du secteur est passé de 2,6 milliards de dollars en 2003 à 5,3 milliards en 2005. Il est attendu à plus de 20 milliards en 2010. De quoi exciter les papilles.

Aucune connaissance scientifique

Pourtant, aujourd'hui, personne ne sait de quoi il retourne. Absolument personne. Y a-t-il des risques sanitaires à ingérer ces particules un million de fois plus petites qu'un cheveu et que les barrières naturelles ne sont pas faites pour arrêter ? Comment ces particules sont-elles digérées, où vont-elles se nicher, comment sont-elles éliminées, que se passe-t-il lorsqu'elles se retrouvent dans la nature ? Quels risques professionnels pour les ouvriers qui travaillent à leur contact ? En France, c'est en 2007 que le CNRS a lancé la première étude française, qui prendra plusieurs années. Au niveau mondial, très peu d'études ont été réalisées, le plus souvent limitées. Néanmoins, comme le souligne un rapport de l'IRSST (Québec), on a d'ores et déjà pu mesurer "des effets toxiques au niveau des reins, de la reproduction et de la génotoxicité. De plus, certaines particules causent des granulomes, de la fibrose et des réactions tumorales au niveau pulmonaire. C'est ainsi qu'une substance reconnue comme non toxique, le dioxyde de titane, démontre une importante toxicité pulmonaire lorsqu'elle est de dimension nanométrique. Des effets cytotoxiques ont également été rapportés." Que du bonheur.

Flou total à l'AFFSSA

En avril dernier, l'AFFSSA a communiqué sur le sujet. Reconnaissant n'avoir aucune donnée et ne disposant d'aucun moyen d'analyse et de détection (puisque ça n'existe pas !), l'agence a recommandé la "prudence" et a préconisé "que la présence de ces substances dans l'alimentation fasse l'objet d'une déclaration systématique et d'une demande d'autorisation de mise sur le marché, dans le cadre d'une réglementation (à mettre en place)". Oui... car en fait, aucune législation n'existe. Ces composants n'ayant pas d'existence légale, ils sont autorisés... en dehors de tout contrôle. Le premier texte du Grenelle de l'Environnement adopté en août promet timidement d'imposer l'obligation de déclaration dans les deux ans, sans toutefois indiquer si le consommateur devra être informé. Greenpeace a tiré la (nano)sonnette d'alarme dès 2003.

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

 

partagez cet article : FACEBOOK partagez cet article : TWITTER partagez cet article : DEL.ICIO.US partagez cet article : GOOGLE partagez cet article : VIADEO 

Catégories :

Superbe article

C'est exactement ce que je reproche à tous les partis écologistes actuels, ils ne s'engouffrent que dans une mode écologique politiquement (et financièrement) correcte : Le dérèglement climatique et le carbone .

Pourtant le réchauffement climatique nous menacera réellement vers 2050 alors que de très nombreux dangers (dont celui dénoncés par cet article)sont des dangers immédiats .

Bref, les "écologistes nouveaux" sont des imposteurs à 100% .
La seule réelle écologie serai basée sur la décroissance et sur l'utilisation de produits dont on connait les répercussions tant sur l'homme que sur l'environnement .

A mon sens, chaque production devrait être taxée directement chez le producteur en fonction des répercussions de cette production tant sur l'homme et la santé que sur l'environnement .
Ce serai ça le véritable deal pollueur payeur, en lieu et place de l'imposture consommateur pris en otage par le producteur qui deviens le payeur .

Après cela on se demande comment les caisses publiques se vident... Hé bien comme cela : En laissant des types produire des dangers pour l'environnement et la santé sans qu'ils n'en payent le prix .(ce sont les citoyens qui financent la santé et les mesures écologiques au final)

A coup sur, si les industriels seraient financièrement intéressés à la santé et l'écologie ils trouveraient des solutions pour produire plus sain et plus propre .

Actuellement nous vidons les fonds publics pour laisser faire n'importe quoi aux industriels ...

On nous prend vraiment pour des cons !

Je suis d'accord avec toi.

Je suis d'accord avec toi. Mais peu de gens voient plus loin que le bout de leur nez et ont compris ce que signifie la décroissance.
Quand on fait le point sur sa vie, ce n'est tout de même pas si terrible. Au contraire, on envisage la vie dans d'autres dimensions et je trouve çà beaucoup plus bandant que de passer sa vie à consommer n'importe comment.
Anne

merci anne

Il y a un temps pour tout, si nos cellules étaient en croissance constante et infinie nous serions tous des monstres et nous aurions tous le cancer ...

Il en va de même pour l'économie, la croissance n'est pas une fin en soi mais le moyen d'arriver à un but .
C'était l'idée de base, désormais nous nous éloignons de plus en plus du but et nous nous accrochons au moyen (la croissance) .

La décroissance ne veut pas dire revivre au moyen âge mais prendre le temps de faire des choix et de raisonner sur ce qui est essentiel à notre bien être .

Est-ce qu'il est essentiel pour nous que tous les emballage de supermarché soient imprimés en quadrichromie >?
Est-ce essentiel que sous un emballage nous trouvions un su-remballage ?
Est-ce essentiel que nos appareils soient devenus obsolètes à peine achetés ?

A mon sens TOUS les "écolos" de salon actuel qui nous parlent d'écologie SANS parler de l'inévitable décroissance essentielle à l'écologie sont des imposteurs . (un bon arbre et une corde fera l'affaire ...)

Une information que les états ont de plus en plus de mal à cacher : Le réchauffement climatique concerne TOUT le système solaire .
Donc l'arnaque de nous focaliser sur le climat et nous taxer sur le carbone est juste un moyen de se faire du fric tout en laissant un système économique déviant perdurer .
Système économique qui devait être un moyen mais qui est devenu un but .

Ces mêmes écolos ne parlent pas des nombreux dangers déjà présents : L'eau potable bien bien pourrie aux résidus hormonaux et médicamenteux, légumes bourrés de pesticides, terres totalement surexploitées pour finir par bruler la production afin de ne pas faire écrouler les prix du marché, excédents alimentaires en tous genres,atmosphère où le carbone est une moindre menace par rapport aux métaux lourds et aux particules que nous ingurgitons ,à chaque inspiration ...

La liste est énorme et les imposteurs sont légion !

Les solutions existent pour nombre de dangers mais elles impliqueraient de ruiner quelques lobbys bien plus puissants que nos états ...

Il suffit de regarder le classement international des PIB des états et des CA des entreprises pour comprendre que les entreprises sont plus riches que les états (et de très très loin)

http://suntzu.vox.com/library/post/la-puissance-multinationale.html

Nous avons à faire à des états qui sont obligés de taxer de plus en plus les plus pauvres pour laisser s'engraisser de plus en plus les plus riches entreprises.
C'est la résolution qu'ont pris tous nos politiques : Vider les caisses publiques pour le bonheur d'intérêts multinationaux privés .

Ce n'est pas de la trahison c'est de la complicité active !

BIEN

BIEN

1+1=0 , 1=1 ?

Vivre l’éternel dans l’éphémère = naturel