Les violences sexistes et sexuelles sont monnaie courante dans le monde agricole, au point que « toutes les agricultrices ont subi au minimum du harcèlement sexuel », selon une sociologue.
L’histoire de Sophie, tripotée et humiliée par son patron sous couvert de « blague », ou celle de Johanna, agressée lors d’une traite, illustrent un système verrouillé.
Hiérarchie forte, isolement, dépendance économique et entre-soi rural nourrissent l’omerta.
Plus d’un tiers des victimes ne parlent à personne. Les chiffres manquent, preuve du déni. Quelques condamnations émergent, mais #MeToo peine à percer. Entre la peur et l’absence de structures d’aide, les victimes encaissent en silence. Des initiatives syndicales existent, mais restent timides face à une culture où dénoncer, c’est risquer son travail.
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