Au Sénégal, la répression accrue des personnes LGBT+ commence à produire un effet inquiétant : des patients vivant avec le VIH désertent les centres de soins.
En un mois, la fréquentation a chuté de 25,6 %, passant de 2 425 à 1 803 patients. La raison principale est la peur d’être identifié, arrêté ou stigmatisé dans un contexte où l’homosexualité est criminalisée, avec des peines pouvant aller jusqu’à dix ans de prison.
Certains interrompent donc leur traitement antirétroviral, pourtant vital pour contrôler le virus. « La criminalisation pousse les personnes concernées à s’éloigner des services de santé », alerte l’ONUSIDA.
Derrière ces chiffres, un gros risque : relancer la transmission du VIH et effacer des années de progrès dans la lutte contre l’épidémie.
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