Un·e ami·e qui vous veut du bien, et ça repart. Par pur hasard, en 2025, le biologiste marin Stephen Palumbi remarque qu’un corail blanchi reprend ses couleurs là où il touche un fragment sain.
Sérendipité : capacité à faire une découverte inattendue et fructueuse par hasard, suivie d’une certaine sagacité. À l’origine, ce terme a été créé en 1754 par l’écrivain anglais Horace Walpole (inspiré du conte Les Trois Princes de Serendip) pour désigner l’aptitude à saisir une opportunité fortuite pour produire un résultat utile.
À savoir : lorsqu’un corail subit un stress, notamment une forte chaleur, il expulse les algues symbiotiques qui vivent dans ses tissus. Il perd alors sa couleur et une importante source d’énergie… il blanchit. La plupart du temps, cette phase aboutit à la mort du corail.
À savoir aussi : le corail est un animal.
La joyeuse équipe de Stanford a donc testé le phénomène en aquarium : dans des fragments d’une même colonie, les tissus fusionnent au point de contact et forment un « pont » par lequel passent de nouvelles algues symbiotiques, lesquelles fournissent de l’énergie au corail.
Le contact avec un congénère sain semble donc relancer sa récupération : même séparé après quelques jours, le fragment malade poursuit sa guérison en quelques semaines, plutôt qu’en plusieurs mois ou années.
Publiés dans Science Advances, ces résultats ouvrent une piste pour aider les récifs frappés par les canicules marines.