États-Unis, Argentine, Hongrie, Italie, Slovaquie… Dans un monde où les pratiques autoritaires gagnent du terrain, Amnesty International tire la sonnette d’alarme : les démocraties établies ne sont pas immunisées, et la France non plus.
L’ONG a analysé les « sept signes » d’une mécanique autoritaire reconnaissable, un véritable « manuel » commun qui s’applique à tous les pays glissant vers l’autoritarisme.
Au menu :
- attaquer la presse : museler les médias en les rachetant ou en intimidant les journalistes ;
- écraser la dissidence : réprimer la contestation en transformant le manifestant pacifique en « fauteur de troubles » ;
- instrumentaliser les technologies : surveiller la population sous couvert de sécurité, de la reconnaissance faciale aux logiciels espions ;
- gouverner par la peur : faire de la peur un outil de gouvernement en pérennisant des mesures « exceptionnelles » ;
- fabriquer un ennemi et exploiter les inégalités : désigner des boucs émissaires (migrants, minorités, LGBTI+) pour mieux diviser et détourner l’attention des inégalités ;
- et enfin, sabrer les contre-pouvoirs : justice, ONG, droit international.
La recette est simple : faire de l’exception la norme, jusqu’à ce que l’inacceptable devienne banal. Mais rien n’est joué : au Brésil ou en Serbie, des citoyens ont dit « non » et ont enrayé la machine.
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