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| 15/04/2026

Christophe Barbier, tuteur autoproclamé du bas peuple… et de la dictature qui vient !

Image d’illustration © Le Figaro | Capture X

Christophe Barbier a encore frappé, dans Le Figaro  : « La République est au-dessus de la démocratie […] Si une élection menace la République, il faudra se dresser contre elle. » Notre surhomme souhaite ainsi nous préserver de l’arrivée d’un Hitler en France. Beau comme l’Antique !

Mais quel homme ! … Quel homme ?

Cet homme, c’est Christophe Barbier, l’éditorialiste « qu’on aime bien », selon Christine Kelly sur CNews, qu’on aime bien aussi. Celui-là même qui expliquait tranquillement, en 2017, que « se confronter au terrain pollue l’esprit de l’éditorialiste », que son rôle était « d’affirmer ses certitudes, par essence improuvables » pour servir de « tuteur sur lequel le peuple, comme du lierre rampant, peut s’élever ». Mais, même en grimpant toute notre vie, lui arrivera-t-on un jour à la cheville ?

Barbier rase gratis… le peuple qui finira tondu ?

Le décor est planté : le journalisme est une sorte de soutien scolaire pour classes arriérées, gentiment offert par des gens intelligents, en écharpe rouge si possible. Écharpe offerte par une autre tutrice, lors d’un mariage huppé : Carla Bruni-Sarkozy. On ne mélange pas les tuteurs et les mauvaises herbes.

Mais alors, qui sera le prochain Hitler ?

Car les critiques de monsieur Barbier à l’égard de l’extrême droite sont rares et peu virulentes. Alors qui ? Un indice : en 2017, il assurait que si La France insoumise arrivait au pouvoir, ce serait un régime « peu démocratique ou complètement autocratique ». Plus tard, il a proposé d’envoyer les militants LFI aux Kerguelen. Et plus tard encore, il a repris cette phrase attribuée à Winston Churchill  : « Les antifascistes d’aujourd’hui seront les fascistes de demain ». Il a aussi maintes fois justifié le non-respect du vote populaire qui a empêché la nomination à Matignon du Nouveau Front populaire. Et en cas de second tour Le Pen / Mélenchon en 2027, il estime que les « forces de la raison » se rangeront derrière l’extrême droite car Mélenchon veut « mettre le feu à ce pays » et « détruire la cinquième république » . Vous l’avez, le nouvel Hitler ?

On passera sur le fait que Winston Churchill n’a jamais prononcé la phrase que Christophe lui prête . Car la vérité semble être un détail de l’Histoire pour notre Barb’ national. Prenons l’affaire Delevoye , par exemple : en 2019, le ministre omet de déclarer treize mandats dans sa déclaration d’intérêts. Barbier le défend mordicus, assurant que tout est faux, que les critiques relèvent d’une manipulation de « quelques chroniqueurs d’extrême gauche », et prédit qu’il ne démissionnera pas. Quelques heures plus tard, Delevoye s’incline devant les faits et démissionne. Réponse du maestro ? « La vérité de 6 h 50 n’est pas celle de midi. » Voilà. Pratique. Si les faits contredisent l’éditorialiste, c’est donc la faute de l’horloge. Plus récemment encore, lors de la garde à vue de Rima Hassan, CB, certainement sous CBD, s’est lâché de façon ubuesque, enchaînant approximations et fausses informations, sans que personne ne relève . Du grand art !

Barbier, c’est parce qu’il éclaire si fort qu’on n’y voit plus rien !

Ce rapport très personnel à la vérité n’empêche pas Barbier de donner des leçons (bien méritées) à la planète entière. Il a cofondé Franc-Tireur, présenté comme un rempart contre « l’obscurantisme » et les « extrêmes ». Beau programme. Sauf que la posture du chevalier de la Raison s’est aussi accompagnée de critiques sévères sur la déontologie du journal, notamment après la publication d’une enquête qu’Arrêt sur images révélait largement repompée, évoquant même un « plagiat pur et simple » . Sans compter que ce fanzine suit une ligne ciblant particulièrement les musulmans. Islamophobe ? Sans aucun doute, pour Christophe, qui affirme fièrement l’être, islamophobe, au motif que dans ce mot, il y a « islam », et qu’on a le droit de ne pas aimer une religion . En revanche, il est rigoureusement « interdit » d’être judéophobe ! Moi, je ne sais pas vous, mais quand monsieur Barbier réécrit la définition de tous les dictionnaires en une phrase, je le soutiens ! Sus à la pensée unique ! Il est tellement fort… Comme cette fois où il a évoqué un « défaut génétique » de la populace corse : tout le monde en a fait un pataquès mémorable . Enfin, « tout le monde »… disons : une poignée (de milliers) de jaloux islamo-gauchistes, sans aucun doute !

Œil-de-Faucon

Du coup, quand Barbier parle de démocratie, il faut comprendre : un régime sympathique, à condition qu’il n’embête pas les gens sérieux. Et les gens sérieux, en général, lui ressemblent beaucoup : blancs, propres sur eux, pro-Europe, pro-mondialisation, ultra-libéraux, extrême-centristes (selon son propre terme). Bref, très au-dessus des « gens qui ne sont rien ». Tiens, en parlant de Ça : en 2019, il affirmait : « les idées pour lesquelles je me suis battu pendant 30 ans sont assez bien – pas toutes – représentées par Emmanuel Macron ». Quant à savoir s’il est macroniste ? « C’est faux ! C’est Macron qui est barbieriste ! » Quel courage. Le dernier des Mohicans !

Bon, après, lorsqu’on lui rappelle les dizaines de déclarations explicites qui témoignent d’une intention génocidaire à Gaza, il répond que « ce ne sont que des mots »… comme si cela n’avait aucune importance.. C’est sûrement pour ça que tout-le-monde invite ce pur génie partout-tout-le-temps, parce que pour pour lui, les mots n’ont plus aucun sens.

Un Mozart de plus que les Gaulois réfractaires n’auront pas mérité !

Cet article est publié sous licence Creative Commons CC BY‑ND 4.0. Détails ici.
Exemple de crédit à insérer sous la republication (prêt à copier/coller) :
Article original publié sur Les mots ont un sens.
Auteur : Napakatbra / LMOUS.
Article sous licence Creative Commons CC BY‑ND 4.0.

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