Le « baromètre des familles 2026 » de l’Unaf, réalisé avec OpinionWay auprès de 2 583 parents d’enfants de moins de 20 ans, confirme une tendance qui s’installe : le pouvoir d’achat décroche et l’équilibre est de plus en plus fragile.
Chaque année, cinq grands axes structurent ce baromètre : vie familiale, conciliation entre travail et enfants, politique familiale, difficultés parentales et budget. Cette édition 2026 met en lumière un décrochage du pouvoir d’achat. Le quotidien se complique : gérer les dépenses, s’organiser entre boulot et vie perso, répondre aux besoins des enfants… tout devient plus tendu.
Données principales de l’étude 2026 :
Résultats : la famille reste un pilier quasi sacré pour les parents : 97 % la jugent fondamentale. Un parent sur deux (50%) estime que le soutien de l’État est insuffisant, un bond de +10 points depuis 2024, avec une frustration encore plus marquée chez les femmes, les parents de jeunes enfants et dans les petites villes.
L’argent : 53% des parents disent ne pas pouvoir préparer l’avenir de leurs enfants (contre 43% en 2024), 33% peinent déjà à leur faire plaisir, et 13% n’arrivent même plus à couvrir leurs besoins essentiels.
Côté éducation : la gestion des écrans (49%) arrive en tête des galères, suivie des relations entre enfants (34%) et de l’autorité (30%), juste devant les soucis d’argent (29%).
Travail / vie de famille : 74% des parents actifs ont déjà eu du mal à assumer leurs responsabilités familiales à cause de leur temps de travail, dont 34% régulièrement. Une tension encore plus forte chez les familles nombreuses et celles avec de jeunes enfants.
Ce qui ressort aussi, c’est une attente croissante vis-à-vis des pouvoirs publics. Les parents ne demandent pas forcément des miracles, mais des réponses concrètes à une pression qui s’accumule.
« C’est assez inquiétant », déclare le président de l’UNAF sur franceinfo ↗. « Il y a une perte de confiance dans les pouvoirs publics », dit-il, en citant par exemple la suppression du « supplément d’allocations familiales à partir de 14 ans ». « Il faut considérer dans ce pays la politique familiale comme une politique d’investissement d’avenir […] Si on investit sur l’éducation, on ne l’investira pas demain dans la justice. ».
Étude complémentaire annoncée pour septembre 2026 : 8 000 parents concernés répartis dans 48 départements.
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