Une enquête Reuters du 28 mai 2026 met en lumière les coulisses du système de conduite automatisée (FSD) de Tesla.
Neuf anciens « data labelers » (annotateurs de données) et un ingénieur en conduite autonome critiquent la méthodologie de sécurité vantée par Elon Musk, selon lequel le FSD serait « dix fois plus sûr » qu’un humain.
En réalité, Tesla compare les accidents de sa flotte ayant déclenché l’ouverture d’un airbag à tous les accidents nécessitant une dépanneuse aux États-Unis, gonflant artificiellement les résultats.
Un chercheur de l’Université du Michigan obtient un facteur de seulement trois. Autre problème : le nouveau mode de pilotage agressif surnommé « Mad Max » autorise des excès de vitesse de 30 à 50km/h. Un véhicule a été mesuré à 100 km/h dans une zone limitée à 40… Un léger souci considéré comme « à faible priorité » en interne.
Les employés ne font pas confiance au logiciel : sept sur neuf ne monteraient pas dans un robotaxi Tesla, « même si on [les] payait ». Ils visionnent quotidiennement des échecs : non-respect des distances avec les motos, intrusions dans des zones de chantier, quasi-collisions avec des enfants.
Un ingénieur résume : « Assurément, ne faites pas confiance à Elon là-dessus. »
« Je ne crois aux statistiques que lorsque je les ai moi-même falsifiées » — Citation attribuée à Winston Churchill.
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