Selon Politico et le New York Times, la CIA aurait créé une cellule chargée d’affaiblir le pouvoir cubain, dix ans après avoir suspendu ses opérations clandestines sur l’île.
L’objectif affiché ne serait pas forcément de renverser immédiatement le régime, mais d’en provoquer une « altération » : recruter des opposants, mener des opérations cyber et d’influence, orienter les financements vers la population et pousser La Havane à se libéraliser.
Washington souhaiterait aussi réduire les liens entre Cuba et Moscou/Pékin, tout en ouvrant davantage le pays aux intérêts états-uniens. Après les sanctions et la rhétorique guerrière de Marco Rubio, Cuba semble avoir été placée en tête des priorités du renseignement US. Des successeurs possibles à Miguel Díaz-Canel auraient même été identifiés.
Le souvenir de la baie des Cochons plane donc toujours, avec une nuance moderne : moins de débarquement militaire, davantage d’ingérence, d’espions, de cyberattaques et de « diplomatie » musclée.