Les centres de données consomment de l’électricité et de l’eau, produisent de la chaleur et se multiplient un peu partout. Pourtant, leur impact environnemental est totalement opaque.
Des serveurs bien gardés.
La directive européenne sur l’efficacité énergétique prévoit la collecte d’indicateurs, mais seuls 36% des centres les transmettent. Parmi les données reçues, 70% seraient fiables. Une enquête de Lighthouse Reports auprès des 27 États membres décrit le topo : des refus, des retards, des données manquantes et des tableaux impossibles à exploiter.
En France, c’est l’Arcep qui est chargée de collecter et de transmettre ces données à la Commission européenne. Mais elle a transmis des chiffres mélangés dans un ordre aléatoire, qui ne permettent pas de les relier aux bâtiments concernés..
Les entreprises invoquent le secret des affaires. Dix pays disent ne pas avoir d’information. La Commission est aussi critiquée pour des règles de confidentialité appliquées sous pression du secteur. Faute de transparence, le consortium saisit le comité de conformité de la Convention d’Aarhus, qui protège l’accès aux informations environnementales.
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