Depuis décembre 2023, un fichier du ministère de l’Intérieur recense toutes les personnes ayant changé de prénom à l’état civil (beaucoup de personnes trans).
Selon le ministère, il s’agirait d’éviter qu’un criminel ne disparaisse derrière un nouveau nom. Mais le dispositif s’apparente aussi à une base de données sur l’identité de genre. Pendant six ans, police et agents peuvent accéder à l’« ancien prénom », exposant ainsi les personnes concernées.
Des associations et la LDH dénoncent un risque accru de discriminations et de violences, déjà bien documentées lors de contrôles d’identité : mégenrage, humiliations, voire agressions sexuelles. Témoignages à l’appui, certains contrôles virent au traumatisme. Le Conseil d’État valide pourtant le dispositif au nom de son « utilité » présupposée.
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