242 substances chimiques, 64 espèces, toute la France passée au crible. Le verdict du Muséum national d’Histoire naturelle est net : là où les pesticides augmentent, les populations d’oiseaux s’effondrent.
Ça paraît tellement évident… mais ça va mieux en le démontrant.
Moins on balance de pesticides, mieux les oiseaux se portent. Les chercheurs du Muséum montrent que, près des champs cultivés en France, la contamination aux pesticides fait chuter les populations d’oiseaux, et pas qu’un peu.
Désherber, désinsectiser, dénaturer.
Ils ont croisé des données très précises : ventes de 242 substances chimiques et comptages de 64 espèces d’oiseaux, sur tout le territoire. Résultat choc : pour 84,4 % des espèces, plus il y a de pesticides achetés localement, moins il y a d’oiseaux. La science participative, avec des milliers d’ornithologues bénévoles, a été décisive dans cette étude.
Et ça ne touche pas seulement les espèces « fragiles », mais aussi les oiseaux communs qu’on croit facilement increvables. Le vrai souci, c’est que les pesticides agissent de façon invisible, en plus des autres dégâts de l’agriculture intensive, ce qui complique l’identification des causes.
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