Malgré son inscription dans la Constitution le 8 mars 2024, l’accès à l’IVG se dégrade en France, alerte le Planning familial dans un baromètre dévoilé le 28 septembre ↗.
Les obstacles sont géographiques, médicaux et sociaux : 89% des personnes interrogées citent l’éloignement, 76% le manque d’information et 60% le manque de structures ou de professionnels.
75% des femmes ayant avorté à l’hôpital ont attendu plus de sept jours pour un rendez-vous (54% en 2024), et 50% disent qu’un professionnel a refusé de les accompagner (27% en 2024). Parmi les associations départementales interrogées, 62% jugent l’accès à l’IVG difficile, contre 47% en 2024. 58% estiment que l’avortement est encore perçu négativement, contre 44% en 2024. Plus d’une personne sur cinq doit changer de département.
Les parcours sont rendus difficiles par des pressions et jugements sociaux et médicaux, et les choix souvent limités des méthodes proposées. Les fermetures de maternités dans les zones rurales amplifient encore le problème.
Le Planning familial réclame la suppression de la clause de conscience spécifique, un délai légal porté de 14 à 22 semaines et une meilleure information.