Longtemps, Carl Jung a été présenté comme un génie solitaire, tirant ses théories de son seul inconscient.
NatGeo démonte cette légende en mettant en lumière les femmes qui ont porté sa destinée. Et pas qu’un peu. Trois exemples :
- Emma Jung, son épouse, femme, mère et intendante, traduisait, prenait des notes, servait de cas d’étude et développa ses propres recherches sur l’anima, l’animus, les rêves et le Saint-Graal ;
- Sabina Spielrein, médecin et psychanalyste novatrice, contribua à la réflexion sur la pulsion de mort, le langage schizophrénique et le développement de l’enfant, avant d’être assassinée avec sa famille pendant la Shoah ;
- et Toni Wolff, analyste, collaboratrice et amante, participa à la construction du cadre jungien et à l’étude de la psyché féminine
La redécouverte des archives d’Emma et les recherches récentes corrigent enfin une histoire où les muses faisaient souvent le plus gros du travail… pendant que le « génie » récoltait la signature.