L’administration Trump a secrètement demandé de pirater des machines à voter…  - CISA Cybersécurité Donald Trump Données sensibles Élections Elon Musk États-Unis Gouvernement Informatique Piratage informatique Sécurité informatique Technologie
| 20/10/2026 21:19

L’administration Trump a secrètement demandé de pirater des machines à voter…

Image d’illustration © GabrielDouglas | Pixabay | CC0 or Pixabay

Des responsables du ministère US de la Sécurité intérieure ont demandé à ses services cyber d’obtenir une machine à voter, de la pirater et de transmettre ses failles à la Maison-Blanche. La demande, qui n’a pas été exécutée, inquiète. Étonnant.

Selon une enquête détonante de ProPublica, des responsables du Département de la Sécurité intérieure ont secrètement ordonné à la Cybersecurity and Infrastructure Security Agency (CISA) d’obtenir une machine à voter et de la pirater. Objectif : faire remonter les failles jusqu’à la Maison-Blanche, sans intermédiaire, en loucedé. Pour pirater les prochaines élections ? Ou pour en contester les résultats si ceux-ci ne convenaient pas au président Orange ? L’article et les sources interrogées penchent pour la deuxième option, sans plus de détails.

Une machine à douter

Deux anciens fonctionnaires anonymes (on les comprend) racontent l’indignation des agents impliqués. L’un d’eux résume froidement : « Ils pourraient garder ça dans leur poche pour invalider n’importe quel résultat qui ne leur plaît pas. » En clair : la cybersécurité électorale ne serait plus un bouclier, mais une arme de rechange contre le verdict des urnes. L’ironie est quasiment magique : l’opération secrète a capoté parce que… l’équipe DOGE d’Elon Musk a licencié les spécialistes de la CISA qui savaient crocheter ces machines. C’est ballot… sans ballotage.

CISA, mission impossible

Les agents épargnés ont donc dû se contenter d’annoncer à la Maison-Blanche que sa demande était tout simplement irréalisable. Pendant ce temps, sur le terrain électoral, la CISA a disparu des radars. L’agence discutait pourtant depuis des années avec les États et les fabricants des vulnérabilités et, le cas échéant, de leurs correctifs. Ryan Macias, consultant en cybersécurité électorale, le dit tranquillement : « Il y a une différence entre déprioriser et être inexistant. »

Conclusion :

  • Un président un tantinet fascisant a demandé à ses services de pirater secrètement les machines à voter, pour on ne sait quelle obscure raison.
  • Ces mêmes services ont été asséchés par les coupes budgétaires de ce même président.
  • Problème : ils étaient censés veiller à la sincérité des scrutins et seront donc hors service pour les prochaines élections.

… il y en a qui doivent se lécher les babines en ce moment. Oups, désolé.

Cet article est publié sous licence Creative Commons CC BY‑ND 4.0.
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Article original publié sur Les mots ont un sens.
Auteur : Napakatbra / LMOUS.
Article sous licence Creative Commons CC BY‑ND 4.0.

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