Le département états-unien de la Sécurité intérieure (DHS), chantre de la surveillance, vient de vivre un expérience douloureuse : se faire pirater. La citadelle a pris l’eau.
Le groupe « Department of Peace » a dérobé les données de plus de 41 000 employés et prestataires via le système d’authentification Okta (qui nie tout en bloc) puis les a transmises au site DDoSecrets.
Les données contiennent les emails, téléphones, adresses… mais aussi plus de 55 000 groupes d’accès internes révélant les outils utilisés (ChatGPT, Gemini, la plateforme de surveillance Falcon de Palantir). Ce jeu de données permet de reconstituer l’organigramme complet des services, y compris pour ICE. Les pirates assument, avec une logique implacable : « Ils ont nos informations, il est donc normal que nous ayons les leurs ».
Depuis le retour de Trump, le DHS s’est mué en citadelle du secret. Expert chez Recorded Future, Alexander Leslie parle d’une source de renseignement « d’une valeur exceptionnelle pour quiconque cherche à infiltrer le DHS ».
Le secret d’État fuit de partout.