Au Sénat, un rapport sur la souffrance psychique au travail a été purement et simplement enterré le 8 juillet 2026, après cinq mois d’auditions.
La souffrance qu’on refuse de voir.
Porté par le groupe centriste RDSE, le rapport proposait 39 mesures concrètes : mieux définir le burn-out, renforcer la prévention ou encore inscrire « l’écoute des travailleurs » dans le code du travail. Mais il a été jugé « orienté » par la droite, qui dénonce un mélange des genres entre dépression, burn-out et harcèlement, et des préconisations qui « portent atteinte au patronat ». À gauche, on crie à la censure idéologique, certains sénateurs n’ayant « même pas lu le rapport ».
Le document a été enterré, et le débat évité. Au summum de l’ironie, la santé mentale est pourtant « grande cause nationale » en 2025 et 2026. Mais surtout, évitons d’en parler.