En France, environ 350 000 personnes vivent à la rue, un chiffre probablement sous-estimé qui a doublé en dix ans.
L’auteur du texte publié dans l’Huma est Christophe Prudhomme : médecin urgentiste, représentant CGT et conseiller régional Ile-de-France (groupe LFI).
La rue raccourcit les vies.
Femmes, enfants, personnes âgées ou handicapées : les visages de la précarité sont variés, et les problèmes de santé nombreux, du VIH aux maladies cardiovasculaires, en passant par les troubles psychiques et les handicaps non diagnostiqués. Drogues, suicides, accidents, maladies, violences, froid et accès difficile aux soins sont les principales causes de mortalités.
L’espérance de vie des personnes sans domicile est inférieure de moitié à celle de la population générale : 45 ans pour les hommes, 43 ans pour les femmes.
Une des causes de bascule est la perte de logement. Après six mois à la rue, en sortir devient très difficile. D’où cette priorité nécessaire : hébergement d’urgence, accès rapide à un logement et accompagnement sanitaire, social et psychologique.
« Les SDF choisissent leur vie » ? Pas sûr…
Lire aussi : « CMDR : la mortalité des sans-abris bat un nouveau record »