Monterey Park, en Californie, devient la première ville US à voter une interdiction définitive des centres de données.
Le 4 juin, les habitants ont approuvé à 86% la mesure No Data Centers, invoquant la consommation massive d’électricité (jusqu’à 50 MW pour le projet en question), la qualité de l’air, l’usage d’eau, le bruit des générateurs diesel et la hausse des tarifs publics.
Ce vote met fin à un projet de 23 000 m² dédié à l’IA, sur 6,4 hectares, à moins de 150 mètres des habitations. Après un moratoire, le conseil municipal a opté pour une interdiction irréversible sans nouveau référendum populaire.
Au niveau national : 69 collectivités ont bloqué des projets et quatre ont imposé des restrictions permanentes. Experts et habitants dénoncent les avantages fiscaux excessifs accordés aux géants du numérique et les emplois limités créés. « Si un conseil adopte une ordonnance, un futur conseil peut l’annuler », rappelle la maire Elizabeth Yang. Pour David Spence, professeur à l’université du Texas, « partout, les gens se mobilisent contre les centres de données ». Ihab Osman y voit « un coup de semonce pour le marché ». Monterey Park marque ainsi un précédent dans la résistance locale à l’expansion de l’IA.