On pensait le scénario plié : moins d’humains = plus de nature. Sauf que l’histoire de la peste noire raconte tout autre chose : une biodiversité végétale en net recul après l’abandon des terres.
Selon les auteurs, la grande peste (entre 1347 et 1353) n’a pas seulement provoqué un effondrement humain (entre un tiers et la moitié de la population européenne) : elle aurait aussi entraîné, de façon paradoxale, une baisse de la biodiversité végétale. En cause, l’abandon massif des terres agricoles après la chute de population.
En analysant des archives polliniques (grains de pollen fossilisés), les chercheurs estiment que la disparition de paysages cultivés, pâturés et entretenus aurait favorisé la fermeture des milieux, au détriment d’une partie des plantes qui prospéraient auparavant dans ces espaces semi-ouverts.
Et donc, leur conclusion : l’activité humaine, dans certains contextes, peut soutenir davantage de diversité que si on avait juste laissé faire la nature.
OK, mais il faut relativiser. Ici, je ne critique ni l’étude ni l’article, mais je me permets de préciser quelques points pour éviter de mauvaises interprétations.
Par ailleurs, l’article insiste bien sur le fait que les pratiques agricoles actuelles font drastiquement baisser la biodiversité, au cas où quelqu’un en aurait douté.
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