En 1955, Isaac Asimov imaginait déjà un superordinateur capable de prédire une élection à partir des réponses d’un seul citoyen.
Une nouvelle version de « réalité augmentée ».
70 ans plus tard, la fiction est rattrapée par la réalité dans les instituts de sondage où l’IA est désormais utilisée pour compléter de (trop) petits échantillons, pour créer des électeurs fictifs et même pour simuler des populations entières.
L’Ifop a ainsi utilisé ces « boosts par données synthétiques » pour des enquêtes sur les enseignants (116 sondés, 400 réponses IA) et les Jeux paralympiques (151 sondés, 1000 réponses IA). Derrière cette magie numérique, Fairgen : une start-up israélienne qui a développé l’outil DataBoostAI, sans que personne ne sache quoi que ce soit sur l’algorithme ou les données d’apprentissage utilisées. Aux États-Unis, des sondages sont générés à 100% par IA, avec zéro personne réelle sondée.
On n’arrête plus le progrès.