On les croit neutres, mais ils sont tout sauf innocents. Les sondages politiques orientent autant qu’ils mesurent, souvent au service d’intérêts bien précis.
La science du doigt mouillé.
Les sondages, omniprésents en politique, ne se contentent pas de mesurer l’opinion : ils la façonnent. Derrière leur vernis scientifique, ces outils sont produits par des entreprises privées liées à des intérêts économiques et parfois idéologiques.
Commandités par médias, partis ou milliardaires, ils reflètent souvent les attentes de ceux qui les financent, quitte à enterrer les résultats gênants. Méthodes fragiles (quotas, panels biaisés, redressements subjectifs), questions orientées, choix des profils testés… tout peut influer sur les résultats.
Résultat : une « réalité » politique biaisée, amplifiée par les médias. Plus qu’un thermomètre, le sondage devient un acteur du jeu démocratique, capable de propulser ou d’enterrer des candidatures.
Vidéo en prime, avec un joli passage très gênant où l’on comprend comment se fait le « redressement » : constatant que le résultat de leur enquête « ne marche pas du tout », les statisticiens de l’IFOP refont tout à la mano, chiffres sortis de leurs têtes.
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