En Bretagne, la pomme de terre a un parfum de la mer.
L’agriculteur Fabrice Sablé utilise des biostimulants fabriqués à partir d’extraits d’algues pour aider ses cultures à supporter les fortes chaleurs, le manque d’eau et certaines attaques de champignons.
La pomme de terre fait de la résistance.
Résultat : jusqu’à 50% de fongicides en moins. Pour comprendre comment ces algues agissent, des chercheurs du CNRS étudient à Roscoff Ascophyllum nodosum, une algue brune habituée à alterner immersion, soleil et dessiccation… une championne du stress. Ils analysent aussi son microbiome, composé de bactéries, de champignons et d’autres micro-organismes susceptibles de fabriquer ou de déclencher les molécules utiles.
L’objectif est d’identifier « qui produit quoi » et « qui fait quoi ». Cette cartographie pourrait permettre de concevoir de nouveaux outils agricoles, moins dépendants des produits phytosanitaires et mieux adaptés au changement climatique.