Une écolo à la tête de l’Office français de la biodiversité. Pfff… on aura tout vu ! Pour les agents de l’environnement, le signal est clair : l’écologie est devenue une cible.
Et pourquoi pas un banquier d’affaires à l’Élysée pendant qu’on y est ?! Oups…
Sujet brûlant. Info en deux temps.
Résumé de l’actu Reporterre :
La nomination d’Anne Le Strat à l’Office français de la biodiversité (OFB) déclenche une tempête politique : sous la pression de syndicats agricoles soutenus par la droite et l’extrême droite, le gouvernement lâche sa fonctionnaire et lance une inspection sur son recrutement.
Pour ses détracteurs, son passé écolo serait un « affront » et un « profil idéologiquement marqué » ; pour les syndicats de l’environnement, c’est surtout une « soumission aux lobbies de l’agriculture productiviste ».
Les agents de l’OFB dénoncent un climat délétère et un lynchage médiatique, symbole d’un État qui lâche l’écologie : « On voit bien que l’environnement n’est plus une priorité ».
De son côté, Anne Le Strat répond calmement : elle a quitté la politique, respecte la déontologie, et demande simplement à être jugée sur ses actes.
Lire aussi le communiqué CGT Environnement (FNEE CGT) : « Enquête administrative à l’OFB, un maccarthysme à la française ? »
La CGT Environnement dénonce une soumission de l’exécutif aux lobbies de l’agriculture productiviste, au détriment de la nature, de la santé publique et du monde paysan. Elle alerte également sur l’absence de réaction ferme face aux agressions répétées visant les agents de l’OFB, les associations environnementales et les élus écologistes.
Le syndicat affirme enfin un soutien total à Anne Le Strat et à l’ensemble des agents de l’OFB, engagés quotidiennement pour la protection de la biodiversité malgré des pressions jugées inacceptables.