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| 18/08/2026 19:08

Cantines, emplois, biodiversité : les régies agricoles publiques se développent

Image d’illustration © @surlefrontavechugoclement | Capture YT

En France, la souveraineté alimentaire tient surtout… à ses camions : si les chaînes d’approvisionnement s’interrompent, les villes ne disposeraient que de quelques jours de réserves.

Pour réduire cette dépendance, des communes reprennent leur production en main grâce à des « fermes municipales », installées sur des terrains publics et cultivées en bio par des agents territoriaux.

Trois bénéfices : des emplois locaux, des légumes sains pour les cantines, crèches ou EHPAD, et des sols mieux protégés. À Ungersheim, une régie agricole de 29 hectares, créée en 2016, a nécessité 3 millions d’euros, financés à 70% par des subventions publiques. Les ventes couvrent déjà 80% des salaires des quatre maraîchers. À Mouans-Sartoux, six hectares fournissent 85% des légumes des 1 200 repas quotidiens des cantines.

Régie municipale, SCIC ou location encadrée : les montages varient, mais l’objectif reste le même : la réappropriation publique de l’alimentation.

Voir aussi le site du Réseau national des fermes publiques ↗ (« Fédérer les fermes publiques et en faire émerger de nouvelles » : 600 ha cultivés en Bio, 130 équivalents temps plein, 422 tonnes de légumes produits, 30 000 000 repas annuels).

Cet article est publié sous licence Creative Commons CC BY‑ND 4.0.
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Article original publié sur Les mots ont un sens.
Auteur : Napakatbra / LMOUS.
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