En Amazonie équatorienne, de jeunes rappeurs autochtones mettent leur micro au service de leurs territoires et de leurs langues.
(Résumé basé sur une traduction automatique, no hablo spanish)
Des rimes contre les mines.
Willan Gualinga, alias Taki Supay, chante en langue kichwa les récits du peuple Sarayaku et appelle à « se lever pour la terre et pour la vie ». Misa 17 rappe en a’ingae contre les compagnies pétrolières et évoque souvent son oncle Eduardo Mendúa, activiste historique assassiné en 2023. Le duo Zona Verde, en kichwa et en shuar, dénonce les pollutions. Tzitzanu, en langue sapara, s’oppose à l’industrie pétrolière.
Pour ces artistes, rapper dans leur langue ancestrale, c’est transmettre le savoir des anciens, affirmer leur identité et attirer l’attention sur les menaces qui pèsent sur la forêt. Car la pression est énorme : selon des données de MapBiomas (cartographie d’occupation des sols), 71% de l’activité minière en Équateur se concentre en Amazonie, dont 44% sur des territoires autochtones. Les concessions pétrolières couvrent 63% de ces territoires.
Cette résistance musicale galère financièrement. Et les risques de représailles sont élevés. Leur ambition est créer un réseau de lieux où les jeunes pourront enregistrer près de chez eux et faire entendre leurs causes au-delà de la forêt.
Les rimes ont un sens.