Dans le delta du Niger, les marées noires ont détruit les mangroves et les pêcheries. Martha Agbani forme des centaines de femmes qui reconstruisent ces écosystèmes, une pousse après l’autre.
Dans l’Ogoniland, au Nigeria, plus de cinquante ans de pollution pétrolière ont détruit les mangroves, contaminé les eaux et fragilisé les activités de pêche et de collecte de coquillages. L’activiste écolo Martha Agbani, qui a grandi dans ce paysage ravagé et marqué par la répression des militants ogonis, a choisi de lutter en formant des femmes à restaurer les zones humides. Depuis 2018, son organisation Lokiaka Community Development Center a contribué à replanter trois millions d’arbres, restaurant 190 hectares de mangroves. Plus de 400 femmes ont été formées.
Le retour des poissons et des crabes témoigne des progrès, et les mangroves restaurées se remettent à protéger les côtes, tout en favorisant la biodiversité et en soutenant les revenus locaux. Une reconquête patiente, pousse après pousse.
Le projet a bénéficié de soutiens de bailleurs comme Global Greengrants Fund et Cultural Survival, et de subventions de Mama Cash et VGIF, sans que leurs montants soient précisés.