Depuis la chute de Bachar Al-Assad en décembre 2024, Israël renforce discrètement sa présence militaire sur le versant syrien du mont Hermon, au-delà du Golan occupé.
Neuf bases auraient été construites, dont une au sommet, décrit comme « les yeux de l’État d’Israël pour détecter les menaces ». Profitant du vide sécuritaire et des tensions intercommunautaires, Tel-Aviv se rapproche des Druzes locaux, traumatisés par les massacres de juillet 2025 (plus de 1 300 morts).
Certains habitants voient dans cette présence une protection, d’autres redoutent une annexion de fait. L’État syrien est absent, laissant place à des milices et à l’insécurité. Entre peur, résignation et pragmatisme, les populations oscillent : « Ils ont pris la montagne […] ils ne la rendront pas ».
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