On dort, mais on ne récupère plus. Derrière ce paradoxe, une mécanique biologique grippée par nos modes de vie hyperconnectés.
Dormir huit heures n’est plus suffisant. Le vrai problème aujourd’hui, c’est un sommeil vidé de sa substance. Les chercheurs constatent une chute du sommeil profond, celui qui répare vraiment, même quand la durée reste correcte.
En cause : un cerveau coincé en mode alerte. Écrans, notifications, stress diffus… tout maintient le système nerveux en vigilance. Comme le résume Orfeu Buxton : « vous pouvez mettre fin à votre journée, mais votre cerveau n’a pas reçu les signaux hormonaux et neuronaux lui indiquant qu’il peut se détendre : diminution du cortisol, activation du système parasympathique et passage complet de l’horloge circadienne en mode nuit ».
Résultat : cortisol trop élevé, récupération incomplète, esprit agité. Le sommeil devient léger, fragmenté, inefficace.
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