La solidarité, ça se cultive. Les Amap relient depuis plus de vingt ans paysans et consommateurs par des contrats d’un an et des paniers payés d’avance.
Amap : Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne.
À Montpellier, Sébastien Soufflet est direct : « Sans ça, je ne me serais pas installé ». Les canicules font disparaître les tomates dès fin juillet ? Il les remplace par des courges et des potimarrons. Les amapiens jouent le jeu en acceptant des paniers réduits : « On soutient les agriculteurs en cas de difficultés. »
Un maillon solidaire
La diversité des cultures et l’entraide (cagnottes, échanges entre paysans, chantiers pour protéger/réparer les fermes) renforcent leur résistance. Mais elles ne font pas de miracles non plus : des maraîchers doivent parfois abandonner après des inondations, une tempête ou la sécheresse.
Le modèle est marginal, avec moins de 0,4% des foyers concernés. Concurrence des plateformes, image « bobo », prix jugés élevés et cuisine à faire freinent son essor.