Pour aider les sols à supporter la sécheresse, Marc-André Selosse recommande d’abord d’arrêter de les labourer.
La charrue détruit une partie de la vie souterraine et crée, en profondeur, une « semelle de labour » qui bloque l’eau et les racines. Or les micro-organismes, les champignons et les vers de terre creusent les petits réseaux qui rendent le sol poreux et capable de retenir l’humidité.
Le non-labour concerne déjà 60% des terres au Brésil et 75% en Australie, contre moins de 5% en France. Mais cette transition exige des formations, du matériel et – surtout – une volonté politique.
Au sujet du labour : « Vous voyez ce qu’est un chat : ça fonctionne plutôt bien en général. Passez-le au mixeur et il fonctionnera moins bien » ⇒ Lire aussi : « Sécheresses, chaleur, CO₂, biodiversité : tout passe par le sol (vivant) »…