Oups… Microsoft a lâché le mot de trop. Dans un document interne révélé par 404 Media ↗ (via futurism.com ↗), l’entreprise affirme vouloir rendre son futur assistant IA… « addictif ». Noir sur blanc. Première étape du plan en trois phases : « Make people addicted ». Ambiance.
« Rendre les gens accros », bienvenue chez les dealers d’IA
L’objectif est clair : doper l’adoption de son nouvel agent IA « Scout » (alias ClawPilot) en développant son usage quotidien et en créant une dépendance forte. Le document insiste sur une adoption déjà très importante en interne : plus de 1 000 employés de Microsoft, dont la PDG Satya Nadella, utilisent déjà l’outil, sans aucune incitation. Traduction : l’addiction est en bonne marche.
Scout toujours…
En interne, ça grince. « On constate de plus en plus de cas de dépendance aux chatbots et aux agents IA, et d’une manière générale, la dépendance est quelque chose qu’aucun produit ne devrait intégrer dans sa stratégie de développement » déclare un salarié. Un autre y voit simplement la vérité du secteur : « N’est-ce pas le but de tous les logiciels ? ». Pas faux. Mais qu’en diront les juges lorsque des familles porteront plainte après des suicides ou des dépressions imputables à une dépendance aux agents IA ?
« Heureusement pour nous », ironisent-ils, « Microsoft n’est pas vraiment doué pour créer des produits addictifs. » Pas faux non plus.
Le problème dépasse Microsoft. Les chatbots, avec leur langage naturel et leur tendance à flatter l’utilisateur, peuvent créer des attachements forts et parfois malsains. La frontière entre outil utile et béquille psychologique futile se floute. Mais jusqu’ici, les géants de la tech niaient toute intention d’exploiter ces mécanismes.
Ce document change la donne. Au final, qui est le copilote dans l’histoire ?
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