Condamné à 850 000 €, le labo Abbvie paie (enfin) pour sa gestion opaque d’une pénurie critique.
En cause : l’arrêt sans information de la pommade Vitamine A Dulcis, vitale pour éviter la cécité chez certains patients atteints de pathologies graves comme les syndromes de Stevens-Johnson ou de Lyell.
Ni alerte, ni solution anticipée : les malades ont dû se débrouiller, pendant que les associations montaient au front. Sous pression, des alternatives ont fini par émerger (importations, remboursements), mais trop tard pour éviter les galères.
L’ANSM sanctionne, tout en notant quelques efforts tardifs du labo, qui ont réduit l’amende initiale. « Cette crise n’aurait jamais dû se produire », tranche France Assos Santé, qui réclame désormais des règles plus strictes face aux arrêts de commercialisation.
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