La maladie Ebola à virus Bundibugyo continue de progresser en RDC, où 9 700 cas confirmés ont été recensés. Le Kenya et le Nigeria ont aussi récemment détecté des cas importés.
Publication de l’OMS du 23 octobre 2026.
Depuis le début de l’épidémie, le 15 mai 2026, la transmission s’étend en République démocratique du Congo et au-delà. Au 20 octobre, la RDC comptait 9 704 cas confirmés et 4 687 décès, soit un taux brut de létalité de 48,3%. L’Ituri constitue l’épicentre, mais huit provinces sont touchées. En 24 heures, 67 nouveaux cas ont été signalés. Le suivi des contacts demeure faible : 79,7% des personnes recensées en font l’objet, l’objectif étant de 95%. Le Kenya a rapporté neuf cas, dont un décès : huit infections secondaires sont liées au cas importé d’un voyageur venu de RDC via l’Ouganda. Le Nigeria a confirmé un cas importé à Abuja, 44 contacts étaient identifiés au 20 octobre.
Le virus se transmet par contact avec des animaux infectés, puis avec les fluides corporels de personnes malades ou des objets contaminés. Les symptômes initiaux ressemblent à ceux d’autres maladies, comme le paludisme : le diagnostic médical rapide est donc essentiel. Il n’existe pas de vaccin ni de traitement spécifique : la seule réponse repose sur l’isolement, les soins génériques, le traçage des contacts, la prévention des infections et les enterrements sous haute surveillance. Un essai vaccinal de phase 2/3 a été lancé à Bunia le 23 octobre. L’OMS juge actuellement le risque très élevé en RDC, élevé pour ses voisins frontaliers et faible ailleurs. Elle ne recommande pas pour l’instant de restrictions de voyage ou de commerce.