projet Loppsi filtrage global généralisé LCEN loi économie numérique Filtrage global généralisé : Le gouvernement tisse sa toile filtrage global generalise le gouvernement tisse sa toile 10632

Le projet LOPSSI de filtrage global lié à la pédopornographie sans intervention d'un juge ? De la gnognotte... à côté de ce que le gouvernement est en train de nous concocter, en toute discrétion...

Filtrage Internet LCEN

C'est finalement par la petite porte que le grand projet de civilisation de l'Internet, si cher à Sarkozy, pointe le bout de son nez. Exit la LOPPSI, trop voyante, allons-y pour la LCEN (Loi pour la confiance dans l'économie numérique), un tantinet plus discrète. Et son article 18, modifié en 2007, qui autorise "l'autorité administrative" (c'est à dire le gouvernement) à restreindre "le libre exercice de leur activité" aux personnes, "lorsqu'il est porté atteinte ou qu'il existe un risque sérieux et grave d'atteinte au maintien de l'ordre et de la sécurité publics, à la protection des mineurs, à la protection de la santé publique, à la préservation des intérêts de la défense nationale ou à la protection des personnes physiques qui sont des consommateurs ou des investisseurs". L'histoire récente nous a montré que pas grand chose, finalement, n'échappait à cette formulation.

Abus (de loi) de confiance (dans l'économie numérique)

Quelles "personnes", quelles "activités" ? L'article 14 nous l'apprend : il s'agit de tout ce qui concerne le "commerce électronique", étonnamment défini comme étant "l'activité économique par laquelle une personne propose ou assure à distance et par voie électronique la fourniture de biens ou de services". Et notamment, accrochez-vous à votre souris, "les services tels que ceux consistant à fournir des informations en ligne, des communications commerciales et des outils de recherche, d'accès et de récupération de données, d'accès à un réseau de communication ou d'hébergement d'informations, y compris lorsqu'ils ne sont pas rémunérés par ceux qui les reçoivent". Hé hé, donc tout ce qui est présent sur la toile, en somme : sites de vente en ligne, éditeurs de logiciels, moteurs de recherche, hébergeurs, sites d'information, blogs, ...

Minitel 2.0

Et quelles seront les moyens de "restriction" ? Sur ce point, le législateur s'est vaillamment déchargé sur le décrèteur, qui s'en donne à coeur joie. PC Inpact nous résume le contenu de ce projet de décret : Plusieurs ministères (Défense, Justice, Intérieur, Economie, Consommation, Santé, Economie numérique) auront la faculté de bloquer n'importe quel site, soit courtoisement, en passant d'abord par l'éditeur puis l'hébergeur en cas de non réponse, soit violemment, en contraignant les fournisseurs d'accès Internet à filtrer les contenus incriminés. D'où la mise en place d'un système de filtrage global du ouèbe. Emballez, c'est filtré.

Le gouvernement comme seul juge

"Pourquoi pas ?", me direz-vous... Oui, sauf que bien entendu, cette machine de guerre sera installée sans intervention extérieure : ni la justice, ni la CNIL, ni aucune autre instance indépendante n'auront droit de regard sur cette petite tambouille gouvernementale, ni a priori, ni a posteriori. Un article mal senti sur la cellule (très) invisible de Tarnac, accusée de terrorisme ? Site d'info fermé. Un article comprenant une chansonnette un chouïa provocatrice, comme l'Hécatombe de Brassens ? Blog aux oubliettes. Un article mettant en cause un vaccin, un médicament ? Allez zoup, au poste. Un article critiquant la guerre en Libye ? Non merci...

Selon Pc Inpact, ce projet de décret a été notifié au Conseil national du numérique (CNN) le 9 juin dernier, lequel doit rendre son avis (purement consultatif) avant le vendredi 17, demain. On a le sens des priorités, au gouvernement...

« Si vous voulez avoir une image du futur, imaginez une botte écrasant un visage humain pour l’éternité. » George Orwell (1984)

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

 

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"Fondation Non à la contrefaçon et à la piraterie"

Curieuse coïncidence:
Aujourd'hui à la RTBF nous annonçait la création de la "Fondation Non à la contrefaçon et à la piraterie" avec l'étroite collaboration (?) de l'ICC (la chambre de commerce internationale) située ... à Paris!!!

http://www.rtbf.be/info/economie/detail_une-nouvelle-fondation-pour-lutter-contre-la-contrefacon-et-la-piraterie?id=6280983

Le public cible de l'asbl, ce sont par exemple les consommateurs mais aussi les entreprises. L'attention de ces dernières doit être attirée sur la nécessité d'une chaîne logistique très sécurisée afin d'éviter que des produits contrefaits entrent dans la chaîne de production, a-t-il expliqué.

Joli!

Vraiment, cette définition du "commerce en ligne" vaut le détour: Celui qui l'a écrit a du se dire que le fait de payer un abonnement internet suffisait à rendre tout le contenu payant!

C'est à ce genre de petites notions limitatives en apparence, mais à la définition/périmètre modifié, que l'on mesure la roublardise de nos politiques au pouvoir!

Mais bon, vu que les FAI eux-mêmes n'ont pas de solution de filtrage miracle... que changer d'annuaire (=DNS) suffit en général à contourner l'affaire au mieux en qq secondes (le temps de configurer le 8.8.8.8 des DNS google par exemple)... au plus en qq dizaines de mn (si aussi filtrage des IP, le temps que le site bloqué réagisse... et que les DNS soient updatés)... c'est pas tant un problème!

C'est juste que la simple volonté de faire ce genre de chose en sarkozie est digne des pires dictatures.

soluce

Mais si, ils ont une solution miracle...:)))

http://www.pcinpact.com/actu/news/64162-hadopi-jeanbernard-levy-vivendi-sfr.htm

Le pire du pire

Le top quand même, quand on y pense, c'est plutôt que de proposer des solutions concrètes aux problèmes que ce nouvel article de loi est supposé résoudre, on va juste jeter un voile pudique dessus, voilà voilà, les Français sont protégés du vilain Internet!

Si on signe pas plus de contrats avec la Chine après ça...

FILTRAGE

Bonjour,
Depuis qu'il est arrivé au pouvoir, Sarkozy se prépare à l'affrontement. Ce n'est pas par hasard qu'il emploie récurremment le mot "guerre" en parlant des banlieues. Ce mot de "guerre", il ne l'emploie jamais quand il évoque les paradis fiscaux, ou les délocalisations. Une nouvelle crise se profile déjà à l'horizon, conséquente aux spéculations bancaires sur la Grèce. Bien entendu, le gouvernement en place cherchera à exonérer les banques. Comme il sera difficile d'emprunter, on nous imposera le même régime sec que celui qui a été imposé aux PIGS. Autrement dit, on fera payer aux français pauvres l'addition des spéculateurs richissimes, qui, déjà en 2009, ont distribué les cadeaux de l'état à leurs actionnaires. (Eh oui! Aussi surprenant que cela puisse paraître, ils auraient pu payer.)Le même scénario va se répéter sous peu. Pourquoi se priveraient ils? Sarkozy n'a strictement rien fait pour les empêcher de spéculer. Et il est déjà prêt à couvrir leurs pertes avec nos sous. Autrement dit, on est partis pour l'émeute. Or, tout le monde est désormais conscient du rôle d'Internet dans le déclenchement des manifs violentes. La situation est si explosive, potentiellement, que même la gauche molle redoute d'être débordée, d'où la timidité extrême de ses protestations concernant le Lopsi2.
En 68, l'acceptation des accords de Grenelle par le PC avait mis fin aux manifestations. Gauche et syndicat avaient alors jugé suicidaire le risque d'une intervention armée dirigée par le général Massu. Mais, si l'on peut toujours négocier avec les partis et les syndicats, il est impossible de le faire avec la toile. D'où la création en urgence de cette "loi martiale informatique", qui ne sera sans doute utilisée qu'en cas de clash.
Commencez dès maintenant à vous méfier de Facebook et agonistes. Le jour où ça pétera, Facebook remplacera les collabos de la précédente période fasciste. Plus besoin de décrypter les lettres de délation. Désormais, les gauchistes se dénoncent eux mêmes sur leur page réseau social. Mais, peut être avez vous confiance dans la CNIL?
Patrice

SArkozistan 2.0

J'espère qu'on trouvera encore LMOUS quand il ne restera plus que Freenet pour s'informer et partager librement nos opinions...