La justice française remet une pièce dans la machine… contre des journalistes, et leurs sources.
Quand la source devient cible.
Le 8 juillet, la Cour d’appel de Paris a relancé l’enquête visant Disclose pour identifier les sources derrière les « Egypt Papers », qui révèlent une possible complicité française dans des exécutions de civils en Égypte.
Deux juges avaient déjà conclu à un non-lieu en octobre 2025, faute de preuves et au nom de « l’intérêt général ». Mais le parquet insiste. Et la journaliste Ariane Lavrilleux risque à nouveau des poursuites. Ses collègues pourraient aussi goûter aux joies des perquisitions antiterroristes.
L’anonymat des sources journalistiques est le cœur du métier, en principe garanti par plusieurs législations. Supprimez-le, et vous supprimez la liberté de la presse, donc la démocratie, aussi simple que cela.