Ils sont étudiants, retraités, médecins ou salariés. Pendant une semaine, ces volontaires quittent leur quotidien pour restaurer des tourbières, dégager de jeunes chênes, apprendre et s’amuser.
Quand l’écologie fait feu de tout bois
C’est en Allemagne, et c’est le Bergwaldprojekt (Projet pour la forêt de montagne). Nourris, logés (parfois chichement), des milliers de volontaires restaurent chaque année des forêts, des tourbières et divers biotopes.
Créée en 1987, l’association propose 176 stages sur une centaine de sites et mobilise près de 5 000 participants, encadrés par 80 salariés et des experts. Leur travail consiste notamment à remettre en eau les tourbières, diversifier les essences, protéger les sols et aider les jeunes chênes à pousser malgré les pins, les épicéas et le scolyte.
Il s’agit bien d’une urgence, dans un pays où seuls 21% des arbres sont considérés comme sains, et que 70% de l’eau potable provient des forêts. Supprimez ces forêts, vous supprimez une bonne dose d’eau potable.
Ces chantiers reconnectent aussi une population majoritairement urbaine à la nature. Le modèle séduit, mais les finances sont fragiles et les professionnels forestiers participants sont rares.
Voir le site du projet bergwaldprojekt.de (ou pas, car en allemand uniquement, à vos risques et périls)