Impossible de se concentrer, mots qui disparaissent, fatigue mentale écrasante : le brouillard cérébral intrigue autant qu’il handicape. Derrière ce terme flou, la science découvre des mécanismes bien concrets.
Le « brouillard cérébral » n’est pas une maladie, mais un cocktail de symptômes : trous de mémoire, lenteur, confusion, incapacité à se concentrer. Popularisé avec le Covid long (touchant jusqu’à 65 % des patients), il existait déjà dans des maladies comme la fibromyalgie, le lupus ou après une chimiothérapie.
Difficile à mesurer, souvent minimisé, parfois jugé « psychologique ». Pourtant, les pistes biologiques s’accumulent : neuro-inflammation, réponse immunitaire déréglée, barrière hémato-encéphalique poreuse ou encore déséquilibres hormonaux et intestinaux.
« Si le cerveau ne fonctionne pas correctement, les personnes appellent cela un brouillard », résume un expert. Pas de cause unique, donc pas de solution miracle : hygiène de vie, rééducation cognitive et traitements ciblés selon l’origine. La recherche avance… à tâtons.
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