Derrière les chiffres, il y a des serveurs informatiques qui tombent, des machines qu’on ne remplace plus, des jeunes chercheurs qu’on ne peut garder. Et une question qui revient partout : combien de temps avant que ça casse vraiment ?
La science en bout de ficelle.
Au CNRS, surtout dans les labos d’écologie, l’ambiance est mauvaise : ça sent la casse. Une coupe de 20 millions d’euros sur le budget 2026, dont 13,5 millions pris directement sur les dotations des laboratoires, vient frapper des équipes déjà à l’os.
Sur le papier, ça peut sembler limité, mais dans la vraie vie, c’est le nerf de la guerre : contrats, entretien des machines, serveurs, électricité, missions. Bref, tout ce qui permet à la recherche de tenir debout.
Des scientifiques racontent qu’ils bricolent pour sauver un postdoc, repoussent des réparations ou croisent les doigts pour qu’un congélateur à −80°C ne lâche pas. Ces coupes freinent des travaux cruciaux sur l’eau, les sols, la biodiversité, les océans ou les pesticides, au moment même où ces savoirs deviennent vitaux.
Derrière les chiffres, un vrai malaise : perte de sens, fatigue, et impression d’un abandon politique.
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